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Exposition Murmure - Regard croisé avec Anne Sirot - 13.01 - 18.01 - Jardin du Palais Royal - 16 - 17 Galerie Montpensier -

Exposition Murmure - Regard croisé avec Anne Sirot - 13.01 - 18.01 - Jardin du Palais Royal - 16 - 17 Galerie Montpensier -

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Franck Arnaud

Céramiste

Formé aux Arts appliqués de Bordeaux au début des années 1980, Franck Arnaud installe son pre- mier atelier à Sallertaine, où il se consacre à la recherche sur les émaux de haute température, guidé par les écrits des frères Daniel de Montmollin. Pendant une quinzaine d’années, il explore le raku et les terres enfumées, notamment à travers la rencontre déterminante de Camille Virot. Puis vient la création d’un nouvel atelier, au bord d’un ruisseau, où le dialogue avec la nature devient central. Ses voyages au Japon, auprès du maître Hikitsuchi, bouleversent son regard et nourrissent une approche plus intérieure de la matière et du feu. À son retour, il revient à la haute température avec la construction d’un four anagama, puis, après quinze années de pratique et d’expérimentations, d’un second four plus vaste. Dans ces longues cuissons au bois, la terre se métamorphose sous l’action du feu, des flammes, des cendres et du temps. Bols, modelages, blocs de terre, panneaux engobés en grès ou porcelaine se côtoient dans le four, chacun recevant les empreintes imprévisibles des éléments. Chaque défournement, après plusieurs jours de cuisson et de refroidissement, ouvre un champ de questionnements et de découvertes, relançant sans cesse le dialogue entre l’homme, la matière et le feu. Depuis quelques années, la peinture est venue prolonger ce chemin, ouvrant de nouveaux horizons de création. Après plus de quarante ans à vivre au contact de l’argile et du feu, Franck Arnaud poursuit un voyage sans fin — celui d’une recherche patiente, ouverte et sensible, où chaque œuvre témoigne d’une rencontre entre la nature et le geste.

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Marion Artense Gély

Peintre-céramiste

Marion Artense Gély, exploratrice des éléments, plonge son regard dans les méandres de l’infiniment petit et les étendues de l’infiniment grand, en quête de cette essence qui anime le monde. À travers les techniques anciennes du glacis et du sfumato, elle brave les artifices de l’apparence pour exhumer les couches d’une mémoire oubliée. Son oeuvre s’épanouit à la croisée de la peinture, de la photographie et de la sculpture, chaque médium se muant en un réceptacle, un gardien de lumières, d’une histoire dont les contours semblent surgir d’un dialogue intemporel entre l’aube et le crépuscule. Ces récits dépeignent une empreinte humaine, se volatilisent des territoires convoités, révélant une absence troublante. La temporalité des images se dévoile dans sa complexité, ébauchant un nouveau monde où les éléments s’incarnent avec une essence singulière. Cette émergence pourrait transcender les frontières temporelles de l’anthropocène, dans une tentative délibérée de réimaginer le sacré. Force, Énergie et Émergence, la trinité au coeur de sa peinture, entrent désormais en résonance avec le travail de la céramique. Un rituel instauré dans l’attente des longs temps de séchage qu’implique sa technique picturale et dont elle se sert désormais pour appréhender une Émergence obsédante : le vivant. En 2022, Marion Artense Gély inaugure Maison Artense, une ligne de céramique qui transcende la fonction utilitaire pour s’élever au statut d’artefacts autonomes, marquant ainsi l’intersection entre l’esthétique et l’utilité. Inspirée par les mouvements artistiques tels que l’Art Nouveau ainsi que par la végétation, chaque création de céramique reflète la vision profonde et sensorielle de l’artiste sur le monde qui l’entoure. Avec une durée moyenne de création de trois semaines par objet, chaque pièce incarne un processus méticuleux et réfléchi. Les émaux, conçus selon une approche picturale, offrent des palettes de couleurs et des effets uniques, résultant d’une exploration audacieuse.

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Miryam Barnini

Sculptrice

C’est par le travail de la matière que Miryam Barnini prend la parole. Tout y est intuitif et reflète ce qu’il y a de plus profond en elle. Tout en la façonnant, elle laisse son imaginaire et ses mains se laisser guider par elle. Une émotion se met en chemin…​ Sculpter, c’est s’aventurer dans l’inconnu et essayer de saisir le moment avant qu’il ne vous échappe. Sculpter, c’est exprimer cette impression, traduire cette émotion furtive, ce moment particulier, cette idée qui surgit et qui envahit l’esprit.​ Sur ce chemin, où Miryam essaye d’approcher à sa manière le Beau… elle dialogue avec cette matière qui lui répond. Elle abandonne ses mains pour rendre compte de ce moment furtif.​ Et ce sont souvent des êtres en relation qui émergent ou bien la réminiscence d’une émotion, d’une sensation… la matière se révèle et prend forme.​Cela devient « lisible » aux yeux des autres, qui à leur tour, la perçoivent d’innombrables façons… Et de là, un dialogue riche d’échanges, de découvertes mutuelles, peut s’engager ou pas !​ Sur cette base Miryam érige des couples, des familles. Des formes pleines, solides, parce que leur base est "fondée". ​ Elle pose sa base et avec la terre de modelage, accumule des strates, comme dans la fondation d’une demeure solide, qui à son tour est formée par ceux qui l’habitent. Sur cette terre avec laquelle elle travaille, s’enracinent des corps aux formes dépouillées, unis entre eux par les rythmes des bras et des têtes. Jamais seuls, ils sont les fondations d’une maison idéale, autant humaine, terrestre, que spirituelle. Dans ce projet, autant de vie qu’artistique, les matériaux sont significatifs. La terre est la terre de notre sol, celle qui nous nourrit et qui nous définit. Le bronze est l’un des matériaux les plus anciens et nous accompagne depuis l’antiquité. Le travail de Miryam montre que ce qui est important est de creuser toujours plus, en profondeur, à l’endroit même où l’on est, où l’on vit. ​ Les vraies découvertes, sont celles qui, comme pour les fouilles archéologiques, ne se livrent qu’après une exploration minutieuse.

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Cécile Bercovici

Peintre

Artiste française née à Marseille en 1980, Cécile Bercovici vit aujourd’hui à Begur, dans le nord de la Catalogne. Diplômée en Art & Design, elle développe une pratique en grande partie autodidacte et ne commence véritablement à peindre qu’après plusieurs années d’introspection. Elle accorde une importance essentielle à la simplicité et à la beauté du geste, afin d’exprimer fluidité et sérénité. Ses influences incluent Robert Motherwell, Adolphe Gotlib, Fabienne Verdier, Trevor Bell, Etel Adnan, ainsi que de nombreux autres artistes qui explorent le geste et la couleur. Artiste pluridisciplinaire, Cécile Bercovici convoque dans son œuvre le dessin, le collage et le métal pour « faire monde », façonner des paysages intérieurs et redéfinir les contours du réel. Ses pièces créent une bulle sensorielle où trace, mémoire et matière dialoguent pour interroger nos notions d’identité et d’enracinement. Dans son travail du métal, elle pousse plus loin cette quête de matérialité : elle oxyde l’acier à l’eau de mer, transformant l’altération en un geste pictural vivant. Le métal rouillé devient alors porteur du temps, mémoire du matériau, sur lequel se déploient, en pigments naturels, des formes ondulantes évoquant les mouvements organiques de l’eau ou du vent. Ces strates rappellent les couches géologiques et transforment chaque cicatrice en signe de beauté et de résilience.

Thomas Cadith - céramiste - cuisson feu

Thomas Cadith

Céramiste

Né à Nantes en 1991, Thomas grandit dans une ville en pleine mutation, marquée par l’après-industrie navale, héritière d’un passé ouvrier riche en luttes sociales. Il évolue dans un paysage urbain contrasté, où se mêlent bâtiments coloniaux, hangars en acier du XIXe siècle et constructions en béton d’après-guerre. Parmi ces influences architecturales, Le Corbusier et sa Maison Radieuse à Rezé (44) occupent une place particulière, avec leurs lignes droites et leurs couleurs franches typiques des années 50. Enfant, Thomas passe de longues heures devant la télévision à regarder Batman. Il reste profondément marqué par l’univers graphique de Gotham City, inspiré des dessins sombres et monumentaux de Hugh Ferriss. C’est à cette époque qu’il découvre la céramique, d’abord comme un simple loisir. Sa passion ne cessera de grandir, l’amenant à construire un véritable parcours professionnel : d’abord un CAP en décoration sur céramique, suivi d’un Brevet des Métiers d’Art en céramique à Limoges, puis un Diplôme des Métiers d’Art obtenu à Vallauris. Installé en tant que céramiste indépendant, il travaille aujourd’hui entre Abjat-sur-Bandiat (24) et Oradour-sur-Vayres (87), au cœur du Périgord-Limousin. Au fil de son parcours, il a eu la chance d’être formé aux cuissons au bois — raku, anagama, train kiln — par le céramiste Tristan Chambaud-Héraud. Il se spécialise aujourd’hui dans la création de sculptures minérales et de pièces utilitaires à la fois sculpturales et fonctionnelles, toutes cuites au bois.

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Clémentine Chalançon

Peintre

Clémentine Chalançon est née en 1995. Elle vit et travaille à Lyon. ​ C’est en prenant connaissance de l’histoire de la peinture que j’ai commencé à remarquer lichens, taches et traces au fil des paysages parcourus. Ce sont les marmi finti de Fra Angelico1 , les oeuvres de Gilles Aillaud ou encore celles de Raoul de Keyser qui m’ont permis de leur prêter des qualités picturales. Éblouissements et reflets, lichens, fresque s’effritant, bords de la nuit, fragments de paysages à peine identifiables : ces motifs, évanescents par nature - comme le sont les souvenirs, s’incarnent alors en peinture. Souvent, ils sont disposés en « multitude » : ensembles complexes, insaisissables, que l’on cherche à comprendre dans leur organisation globale. On s’en tient finalement à la matière des choses, à la simple perception, un détail après l’autre. Ne sachant pas vraiment ce que l’on observe, à la frontière ténue entre la figuration et l’abstraction, nos yeux cherchent à légitimer les formes, à les cerner, pour les raccrocher à une réalité. Plus nous nous éloignons, plus elles apparaissent distinctement. « Une peinture tient lorsque le regard ne cesse d’effectuer des allers et retours entre la matière qui la compose et ce qu’elle figure. Elle fonctionne lorsque les taches s’assemblent ou se défont selon la distance à laquelle on se tient. Il faut alors mettre son corps en mouvement pour voir, et mieux promener son regard dans l’espace pictural. » Chaque peinture présentée a pour point de départ une photographie que l’artiste a prise – quelques jours avant, ou il y a des années. L’enjeu est ensuite pour elle de détacher son regard et ses intentions du document, pour que la peinture advienne selon ses propres conditions, dans sa propre temporalité. « Si ce document photographique m’est utile pour commencer, il est insuffisant à amener une peinture à son point d’équilibre. À un moment donné, ce qui se développe sur la toile prend le pas sur l’obéissance à l’image référente. Cela revient, en quelque sorte, à oublier le modèle : le trahir au bénéfice de la peinture ; le faire devenir peinture. » Peindre, c’est pour elle « ajouter au monde un petit bout de monde», c’est faire peau par le geste pour donner à voir l’essence du motif.

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Jessica Chetrit

Céramiste

Jessica Chetrit est céramiste sculptrice. C’est enfant, à l’âge de 6 ans, qu’elle découvre le plaisir de créer avec l’argile. En 2016, ce coup de foudre pour la matière la pousse à sauter le pas pour consacrer son temps à la vie d’atelier, où elle crée et enseigne. Elle étudie un large éventail de techniques avant de définir celles qui lui permettent, à ce jour, de réaliser ses projets. Ses créations en grès sont tournées, modelées et sculptées. Ces pratiques sont complémentaires dans sa démarche. Son regard s’est aiguisé grâce au graphisme qu’elle a exercé de nombreuses années. Dans ses céramiques, elle donne une vraie place aux volumes par leur vision dans l'espace, par le choix de matières, par une expression formelle, sans artifice. Elle travaille la terre jusqu'à obtenir une épure des lignes, flirtant avec le dépouillement et des lignes graphiques affirmées. Souvent brutes ou partiellement émaillées, ses céramiques appellent le toucher. Dans son atelier, elle met un point d’honneur à travailler avec éthique et dans le respect des matières. Elle recycle et réutilise tout ce qui peut l’être et porte une attention toute particulière à ne pas produire de déchet. Jessica porte un regard spirituel sur les objets. Elle les aime habités, racontant des histoires et invitant à ressentir. Elle raconte qu’il y avait chez ses parents, dans la salle à manger, une porte magique dissimulée par des moulures. Derrière cette porte se cachait un placard dont les étagères étaient remplies du sol au plafond de services complets en porcelaine et en faïence, blanches ou décorées de peintures chinoises, rapportés de voyages. De la soupière au pot à lait, du chandelier aux porte couteaux, ce placard était pour elle la caverne d'Ali Baba. Elle aimait composer avec ces trésors et dresser la grande table sur laquelle étaient célébrés des repas interminables. Cela l’a vite amenée à penser que par leur matérialité, les objets sont aussi une trace de notre existence. Elle cherche à questionner des sujets intimes et universels liés à l’existence et au poids de son héritage. Pour elle, les objets servent à garder et à retracer les histoires. Jessica aborde la céramique comme un langage, un mode d'expérimentation sans limites.

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Augustin Filloux

Céramiste

Augustin Filloux est un jeune talent d’une céramique non-conventionnelle. Son approche artistique inédite se retrouve dans sa technique et dans ses inspirations qui sont la conséquence de son parcours. Ses études de design industriel et sa passion pour l’Histoire l'ont incité à repenser l’acte de création : comment les designers, qui ont le regard tourné vers le futur pour créer l’avenir, pourraient s’appuyer sur les connaissances du passé pour construire le monde de demain ? La grande leçon de sa thèse fut la prise de conscience de l’impact de l’obsolescence esthétique, pourtant obligatoire pour proposer un design durable. Sa spécialisation autodidacte dans l’impression 3D céramique l’a amené à produire des œuvres qui, poétiquement, cherchent à faire le pont entre les styles intemporels et les technologies d’avenir, à marier des univers que l’on oppose parfois : le monde cartésien des algorithmes face à la sensibilité artistique ou la représentation informatique abstraite face à la matérialité d’une pièce en céramique. C’est ainsi qu’Augustin Filloux a fondé le Studio Tellumo à Lyon, afin de concilier l'artisanat d’art et design avec la promesse de porter l’art de la céramique vers de nouveaux sommets tout en respectant les racines qui ont nourri cette vocation.

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Cécile Gilbert-Byl

Céramiste

Cécile Gilbert-Byl est née en 1975 à Cholet. Elle vit et travaille actuellement en Vendée. Après un passage par l’Ecole des Beaux-Arts de Cholet et d’Angers puis des études d’histoire de l’art à l’université François Rabelais, Cécile rejoint l’entreprise familiale et se consacre pendant vingt ans à l’étude des décors de menuiserie d’art sur les chantiers Monuments Historiques et dans les grands musées. Cette activité la conduit dans des lieux prestigieux et l’amène à rencontrer des gens passionnants. Parallèlement, elle dessine et pratique le modelage. Captivée par le travail de la terre, elle se forme au tournage aux côtés de Jeanne Schmitt et au travail des émaux grâce à la formation dispensée par Matthieu Liévois. Elle décide, en 2018, de se consacrer entièrement à la céramique. Cécile réalise des objets à la fois utilitaires et décoratifs pouvant être utilisés quotidiennement. Depuis toujours, elle attache une grande importance à faire entrer le « beau », l’esthétique, dans les objets usuels. Le travail de recherche d’émaux la fascine, pour son côté à la fois très savant et mathématique mais paradoxalement très aléatoire et dépendant de nombreux facteurs souvent incontrôlables. Elle expérimente de nombreux formes et motifs, souvent géométriques, intéressée par l’impact que produit le décor de la surface sur la forme de l’objet. Elle aime travailler les contrastes entre des zones émaillées et des zones laissant apparaître le grès brut. Cécile travaille principalement le grès au tour, les engobes et les émaux de haute température, dont elle élabore elle-même les recettes, privilégiant les superpositions pour l’effet magique du résultat. Parfois, le mélange des matières en fusion dessine des paysages, des arbres, des montagnes, des figures révélées seulement au moment tant attendu du défournement. " Ce qui caractérise mon travail est, je pense, un goût prononcé pour la recherche et l’expérimentation. J’aime élaborer de nouvelles formes, de nouveaux motifs, tenter des expériences. Très attachée à ma liberté créatrice, je ne souhaite pas m’enfermer dans un style ou me cantonner à une seule forme d’expression."

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Rosario Galatioto

Artiste-Peintre

Rosario Galatioto, est un artiste-peintre, voyageur des chemins intérieurs. Rosario a été entouré par de nombreux artistes depuis sa plus tendre enfance. En effet, sa famille originaire de la Sicile s'est établie dans le village de Gordes et s'est liée d'amitié avec Deyrolle, Raffin et en particulier Vasarely. C'est dans cette ambiance propice aux échanges artistiques que Rosario Galatioto se dédie à la peinture, encouragé notamment à persévérer par Vasarely, témoin de ses premières gouaches. C’est à l’occasion d’une visite scolaire du musée Vasarely, alors qu’il a tout juste 8 ans, que s’inscrit en lui l’idée de devenir peintre « pour avoir un château à moi tout seul plus tard ». Il peint et dessine sur table, se contentant d’abord de la classique boîte d’aquarelles, de feutres et de crayons. Adolescent, il découvre l’œuvre de Jean Deyrolle. À 14 ans, il participe aux ateliers animés à Gordes par Jack Pollock, peint sur son premier chevalet, travaillant sur le motif, expose en 1984 une série de petits formats à la Maison des Jeunes et de la Culture de Cavaillon, et obtient, trois ans plus tard, le Grand prix du public de cette ville. Il entreprend en 1989, ce qu’il qualifie de « grand raid », en Italie, qui le conduit de Gordes à Turin, puis à Milan, Gênes, sur une mobylette dont il ne manque pas, indice de son attachement aux couleurs, de préciser qu’elle était bleue. Les musées qu’il visite le ravissent ; la Chartreuse de Pavie le bouleverse. Beaucoup plus tard, en l’an 2000, il se dit très impressionné par l’oeuvre violente de Paul Rebeyrolle, expression d’une véritable révolte contre l’injustice, qui lui est révélée par la Fondation Maeght. Un choc qui lui interdit de peindre pendant 18 mois, jusqu’à son mariage avec Laurence, en 2001. Il participe à des expositions personnelles ou collectives à Gordes - la première dès 1987 -, dans la région, en France et à l’étranger - en Suisse, en Belgique, à Londres ou à Tokyo -. Rosario Galatioto a suivi une trajectoire plutôt linéaire, cherchant surtout « une matière juste », empruntant, dans la forme, tantôt une voie figurative, tantôt une voie abstraite. Il réalise, « dans le recueillement », une œuvre assez sombre, travaillant en intérieur, dans son atelier, surtout le soir, mais peignant aussi pendant ses vacances champenoises. Techniquement, il choisit d’abord l’assemblage de matériaux jusqu’en 2007 puis, à partir de 2012, il ajoute à sa peinture à l’huile la pratique du collage. Claude-Henri Rocquet écrit : « C’est la pensée de la nuit qui m’a donné la première clef de la peinture de Rosario Galatioto… Si Galatioto représente une montagne noire, c’est qu’il en montre la substance plutôt que le dehors et l’apparence. Il est le voyageur des chemins intérieurs, du dedans, et cette Nuit que je reconnais en lui, c’est la substantielle nuit de l’âme, la nuit intime, spirituelle… La deuxième clef de la peinture de Rosario Galatioto me semble être l’enfance, l’esprit d’enfance… comme le Petit Poucet, chaussé des bottes de sept lieues, parsème de cailloux blancs, l’immense contrée des songes et de la nuit…La troisième clef est la peinture elle-même. D’où cette délicatesse des gris, des mauves, ces nuances, ces tons rompus, ces demi-teintes… »

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Mila Halizova

Artiste

Mila Halizova est une artiste russe, installée en France, née en 1992. C'est une artiste interdisciplinaire dont le travail est profondément ancré dans la nature, la tactilité et la transformation des matériaux. Petite-fille d'un ébéniste et d'une pédiatre, elle a grandi avec une fascination pour les formes organiques, l'artisanat et les cycles de vie des matières naturelles. De 2010 à 2016, Mila a étudié la création de costumes à l'Institut d'architecture de Penza. Pendant cette période, elle a commencé son parcours créatif dans son atelier personnel, en se concentrant sur les textiles et le design durable. Elle a lancé sa marque éponyme Mila Halizova peu après l'obtention de son diplôme et a été récompensée par un prix au festival Moscow Art Square, qui lui a octroyé une bourse universitaire. Au départ, sa pratique créative s'articulait autour de l'habillement et de l'art vestimentaire, en mettant l'accent sur les matériaux naturels et recyclés. Au fil du temps, elle s'est intéressée à des formes artistiques plus larges, lui permettant d'explorer des thèmes conceptuels plus profonds. Après avoir déménagé à Kaliningrad, elle s'est immergée dans le paysage de la mer Baltique, créant des designs fonctionnels et des objets d'art inspirés par les traditions locales et l'écologie. Depuis 2022, Mila déménage au Monténégro, où elle a commencé à travailler avec des éléments organiques tels que des glands, des algues, des graines, des cônes et des inflorescences. Ses grandes œuvres tactiles explorent l'éphémérité de la matière et les liens silencieux entre les mondes naturel et émotionnel. Plus récemment, elle a intégré la terre, l'argile et la résine dans sa pratique, adoptant des méthodes intuitives et des formes sculpturales. En 2024, Mila s'est installée en France, où elle continue d'élargir son vocabulaire matériel. Elle expérimente actuellement de nouvelles combinaisons de matériaux trouvés et transformés, explorant les contrastes entre la fragilité et la structure, la simplicité et la complexité. Ce nouveau chapitre marque une évolution audacieuse de sa pratique, tout en restant fidèle à son engagement envers les processus naturels, la pensée durable et la forme poétique.

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Audrey Langlet

Céramiste

Née au Blanc-Mesnil en 1991, Audrey Langlet vit et travaille à Paris. Diplômée de l'École Olivier de Serres (Ensaama) où elle a obtenu son diplôme en Céramique, elle a poursuivi ses études à la Sorbonne, se spécialisant en Arts Plastiques, enrichissant ainsi son bagage conceptuel et théorique. Initialement formée à la porcelaine, Audrey a rapidement élargi ses horizons en explorant le grès et en se plongeant dans le modelage. Son travail témoigne d'une fascination pour le kurinuki, une technique japonaise de sculpture. Cette approche lui permet d'explorer la dualité entre la rudesse de l'environnement urbain et la profusion de couleurs et de textures qui le composent. Dans ses créations, on perçoit un dialogue subtil entre la douceur organique du grès et la vitalité des pigments. ​Ses pièces semblent capturer l'essence même de la ville, où chaque forme et chaque nuance évoquent un aspect de l'expérience humaine moderne. Son travail est une invitation à contempler la beauté et la complexité du monde qui nous entoure, à travers le prisme unique de la céramique

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William Le Bras

Céramiste

William Le Bras grandit dans une atmosphère créative et développe une attirance pour l’expression artistique dès son plus jeune âge. Le dessin, la peinture et la musique deviennent rapidement ses terrains d’exploration, des disciplines qu’il aborde avec passion, cherchant dans chacune d’elles un écho à ses aspirations. Bien qu’il se rêve architecte, son cheminement le conduit vers le design et la réalisation, des domaines où il affine son regard et son sens esthétique. En parallèle, sa carrière musicale, discrète mais significative, se déploie comme une seconde peau, l’accompagnant pendant 15 années de sa vie. Ce n’est qu’avec le temps que la céramique s’impose à lui comme une révélation. Le contact avec la terre provoque une connexion immédiate, presque viscérale, une invitation à dialoguer avec cette matière brute à la fois exigeante et libératrice. Le façonnement du grès devient pour lui un terrain d’expérimentation infinie, un mode d’expression total, mêlant rigueur technique et liberté créative. Son travail minutieux se nourrit d’une recherche méticuleuse, chaque pièce étant le fruit d’une pensée profonde et réfléchie. Les inspirations multiples puisées dans l’architecture moderniste, l’art tribal ou encore l’expressionnisme abstrait s’entrelacent dans une danse subtile où chaque détail semble rendre hommage à ceux qui l’ont précédé tout en affirmant l’identité propre de l’artiste. Chaque référence se transforme en une source d’énergie créative, un levier qui l’invite à puiser dans l’héritage tout en le réinventant. William Le Bras porte une attention particulière à l’équilibre subtil entre forme, texture et fonction. Ses œuvres se distinguent par leurs lignes graphiques et leur présence architecturale. Elles s’intègrent harmonieusement dans l’espace tout en revendiquant une esthétique singulière. Pour lui, l’imperfection n’est pas une faille, mais une richesse : elle incarne la trace du geste, la spontanéité du processus, et confère à chaque création une personnalité unique. Il privilégie des terres chamottées, dont la texture brute et granuleuse devient le support d’une gestuelle précise et exigeante. Il gratte, sculpte et scarifie la matière pour révéler des surfaces tactiles qui invitent à la contemplation et au toucher. Son travail s’illumine principalement de tons noirs, sublimés par des glaçures et des oxydes, créant des effets de matière uniques, oscillant entre le mat et les reflets métallisés. Chaque œuvre devient ainsi une alchimie entre technique et instinct, une quête intime de la beauté imparfaite et de l’authenticité du geste.

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Kim-Lou Monnier

Céramiste

Kim-Lou Monnier est une artiste d'origine vietnamienne vivant à Paris. Architecte de formation, elle découvre en 2018 le monde de la céramique à Barcelone. Autodidacte dans ce domaine, elle aborde la discipline avec un regard contemporain tout en rendant hommage à un artisanat millénaire. Elle travaille dans son atelier à Epinay-sur-Seine, ou elle produit ses créations principalement au tour.

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Néolithique

Design minéral

Dominique Trapp vit et travaille dans un village de pêcheurs dans le sud de la France. Diplômé de l’Université de Winthrop (usa), il aborde ses premiers projets en design industriel associé à des partenaires expérimentés. Il pratique ensuite design graphique et design produit pour ses clients en France et à l’étranger. Il édite également ses propres concepts. Les produits qu’il conçoit sont à l’image de son univers : simple, efficace et intemporel. Les matériaux utilisés sont nobles et recyclables. La fabrication se déroule dans le respect de la nature et le développement durable en favorisant l’upcycling.

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Odu

Céramiste

Odu vit et travaille à Paris. Il intègre aux sculptures qu’il façonne une présence organique en invitant des reliefs et textures intuitifs. Son travail devient alors animal et minéral, floral et vivant. Odu crée des objets sculpturaux qui font référence à des objets usuels. Il est inspiré par les coraux, les coquillages et les fruits étranges de son pays d’origine, Les Philippines. Il en évoque des versions fantasmées. Chaque texture est obtenue en perçant l’argile avec divers outils plus ou moins coupants pour obte- nir des empreintes organiques et vivantes. Il privilégie les pièces uniques, le modelage et cultive une parfaite imperfection.

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Candide Renard

Céramiste

Née sous le signe du mouvement, Candide grandit entre continents et cultures. La céramique s’est imposée comme un langage instinctif, un prolongement naturel de ce qu’elle a à transmettre. Ce qu’elle veut dire. Son travail est habité par ses expériences, ses émotions, et par tout ce qu’elle a vu durant ses voyages. Il parle d’identité, d’ancrage. Candide cherche à transmettre un regard brut, poétique, sauvage, sur ce que nous sommes au fond. Chacune de ses pièces est le fruit d’un geste instinctif, d’une pulsion, d’une émotion. Ses céramiques naissent dans un espace entre la douceur et la puissance, entre la fragilité du corps et la force brute de la nature. Inspirée par l’Afrique, les voyages, les rituels, les formes animales, elle façonne un univers primitif et vibrant. Elle célèbre l’imperfection, la spontanéité, l’instinct. La céramique est pour elle une manière de donner forme à ce qui ne se dit pas.

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Alexandra Saloff Coste

Artiste sur métal

Alexandra Saloff-Coste est une artiste plasticienne dont la pratique la lie aux métiers d’art. Son travail se concentre sur la rencontre de deux matériaux : le laiton et la laque végétale. Venant d’une famille d’artistes et d’artisans, depuis sa plus tendre enfance elle grandit proche des formes et du travail de la matière. Commençant son parcours par la bijouterie, c’est ensuite à l’ENSAAMA qu’elle perfectionne ses savoir-faire en étudiant la laque et notamment l’urushi, la laque végétale japonaise. Les formes aléatoires, les textures et les taches la fascinent. Le vivant qui s’en dégage, l’imprévu, l’instabilité, ce que Duchamp appelait l’inframince. Dans cet espace de transformation entre deux états, entre deux concepts où la matière est libre de s’exprimer, tout peut basculer. Ces questionnements font écho à la transition écologique, aux chamboulements et aux défis que rencontre notre société aujourd’hui, de l’échelle la plus intime émotionnelle et organique à la plus vaste, globale et sociétale. Ainsi, l’artiste donne à voir ces changements inéluctables à travers le temps long du fait main.

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Katia Soussan

Céramiste

Katia Soussan est céramiste. Styliste dans le prêt-à-porter pendant une dizaine d’années puis céramiste, Katia a toujours eu un lien très fort avec la matière. Hier le textile, aujourd’hui c’est la terre qui est son médium de prédilection. En créant des sculptures ou des pièces utilitaires, elle aspire à un réel lâcher-prise, à ralentir en contre-courant avec la société moderne. Elle aime expérimenter et se laisser porter en dehors de toute recherches formelle préalable. Ses céramiques sont l’expression de sensations vécues ou inscrites dans l’inconscient. Son approche est intuitive et révèle les aspérités de la matière. Le travail des textures ajoute une dimension supplémentaire. Elle privilégie les pièces uniques en accueillant avec bienveillance les déformations résultant du passage de ses mains.

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Sophie Vaidie

Céramiste

Sophie est passionnée de céramique depuis plus de 25 ans, Sophie a longtemps pratiqué la céramique en parallèle de son travail d’architecte d’intérieur. C’est à la suite de nombreux voyages et de rencontres marquantes, qu'elle a décidé de s’y consacrer entièrement. Installée depuis près de 4 ans dans un petit village de l’Yonne, elle y développe ses créations et expérimente la forme dans son atelier. Son parcours s’est inscrit dans une approche personnelle au travers de stages, de rencontres et d’échanges de savoirs. Inspirée de son travail d’architecte d’intérieur et de sa passion pour l’Asie, ses créations reflètent ses réflexions intérieures. Le travail de Sophie est avant tout une recherche constante de l’équilibre et une capacité de re- nouvellement. C’est le résultat de recherches formelles, de la relation harmonieuse entre la courbe et la ligne. L’interaction entre la forme et l’espace qu’elle dessine autour d’elle, les propor- tions justes, le détail d’une courbe ou d’une ligne sont les fils conducteurs de ses créations. Elle aime travailler différentes échelles, du bol usuel aux objets plus décoratifs comme les vases ou les lampes… Créer des objets du quotidien remplis d’émotions et de poésie.

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